Adopté par 378 voix contre 7 à l'Assemblée nationale, le projet de loi sur la protection des enfants renforce les contrôles et durcit la réponse pénale. Mais sans moyens, normes d’encadrement ni revalorisation des métiers, députés et associations dénoncent une refondation inachevée. Le Sénat est attendu.

Le vote est large, l’enthousiasme beaucoup moins. Le 21 juillet, l’Assemblée nationale adopte en première lecture le projet de loi relatif à la protection des enfants par 378 voix contre 7, avec 173 abstentions. Le texte a réuni un attelage inhabituel, allant de la majorité présidentielle au RN, en passant par la droite, Horizons, Liot et l'UDR. À l'inverse, la gauche a choisi la réserve plutôt que l'opposition frontale : LFI, le Parti socialiste et une majorité des écologistes se sont abstenus plutôt que de voter contre.

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