Longtemps laissés dans un flou juridique, les séjours de rupture pourraient bientôt disposer d’un cadre légal. Le projet de loi relatif à la protection des enfants entend les définir et les encadrer, mais les choix retenus divisent députés et acteurs du secteur.
Marcher plusieurs semaines, embarquer en mer, participer à un chantier ou vivre loin de son environnement habituel : derrière l’expression « séjour de rupture » se cachent des expériences très différentes. Toutes poursuivent le même objectif : éloigner temporairement un adolescent d’un cadre devenu délétère pour tenter de le remobiliser.
Ces séjours sont organisés depuis des années, sans définition légale ni régime commun. Le projet de loi relatif à la protection des enfants, adopté en première lecture par l’Assemblée nationale le 21 juillet, entend combler ce vide. Durée limitée, interdiction des départs à l’étranger, autorisation des organisateurs, inscription dans le projet pour l’enfant : les nouvelles règles sont nombreuses.
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