Pour obtenir une ordonnance de protection, une victime doit établir deux éléments : la vraisemblance des violences conjugales et l’existence d’un danger pour elle ou ses enfants. Malgré les rejets liés à ce double examen, le gouvernement maintient le critère du danger.
Elle avait quitté le domicile conjugal, mais redoutait que son mari violent ne revienne la frapper. Sa demande d’ordonnance de protection a pourtant été rejetée : « Tout danger est écarté : Mme est relogée et M. a quitté le domicile conjugal ». Un raisonnement que conteste François Ruffin : « Comme si l’agresseur ne risquait pas de revenir, de rôder, de la poursuivre ».
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