Trois ans après ses recommandations, la Ciivise constate des avancées dans le repérage et la prévention des violences sexuelles faites aux enfants. Mais la plupart des mesures qu'elle juge prioritaires restent inachevées, notamment dans le champ judiciaire, la prise en charge des victimes et la réparation.
Trois ans après avoir remis 82 recommandations destinées à mieux protéger les enfants victimes de violences sexuelles, la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) dresse un constat contrasté. Dans un bilan remis le 15 juin 2026 à Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées, et au garde des Sceaux Gérald Darmanin, l'instance reconnaît des progrès réels. Mais elle estime que les réformes les plus attendues restent encore largement inachevées. La commission appelle ainsi le gouvernement à « passer à la vitesse supérieure » afin de faire de « la protection de l'enfant » le « principe directeur » de l'ensemble de la chaîne pénale et civile.
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