Le parcours coordonné renforcé « enfance protégée » entre en vigueur avec l’arrêté du 21 avril 2026. Il instaure un suivi médical continu pour les enfants confiés à l'ASE, avec une ambition claire : mieux repérer, mieux orienter et éviter les ruptures qui marquent encore leurs parcours de soins.

Ils cumulent les facteurs de risque dès la naissance — prématurité, retard de croissance néonatal, carences de suivi, traumatismes répétés — et pourtant leur accès aux soins reste, jusqu'ici, l'une des zones les plus mal organisées de la protection de l'enfance. Les enfants suivis par l’aide sociale à l’enfance (ASE) ont une espérance de vie inférieure d’environ 20 ans à celle de la population générale. Un écart qui reflète l’accumulation de vulnérabilités sanitaires et sociales.

Avec l'arrêté du 21 avril 2026, publié au Journal officiel le 25 avril, l'État tente enfin de corriger ce paradoxe en créant un parcours coordonné renforcé (PCR) spécifiquement dédié aux enfants et adolescents protégés, avec un dispositif de coordination, un financement fléché et un cahier des charges opposable à tous les acteurs.

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