« Occasion gâchée », « mesures incantatoires », texte « loin de la refondation » attendue. Auditionnées à l'Assemblée nationale, le 23 juin, plusieurs organisations de la protection de l'enfance ont livré un diagnostic sévère du projet de loi et préparent déjà une série d'amendements.
Le ton est donné d'emblée par Pierre-Alain Sarthou, directeur général de la CNAPE. « Que de chemin parcouru depuis… Non, c'est une boutade », glisse-t-il avant de regretter que « plus de 90 recommandations issues de la commission d'enquête parlementaire sur les dysfonctionnements de l'ASE » n'aient pas trouvé leur place dans le texte. Son constat est sans appel. « C'est une occasion qui est aujourd'hui un peu gâchée. » Pour Noémie Hervé, déléguée nationale du GEPSo, « ce texte apparaît davantage comme un ensemble de petites mesures techniques ou de correction à la marge que comme une véritable réponse à la crise structurelle que traverse la protection de l'enfance ». Même réserve du côté de la Fondation pour l'enfance. Sa directrice, Joëlle Sicamois, estime que le projet de loi reste « loin de la refondation de la protection de l'enfance qu'on appelait tous ».
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