Institutions incapables de travailler ensemble, diagnostics trop tardifs, enfants envoyés en Belgique faute de solutions, familles contraintes de coordonner seules des parcours éclatés : dans leur rapport présenté le 27 mai devant la délégation aux droits de l’enfant, les députés Philippe Fait et Isabelle Santiago dénoncent une France qui a « perdu beaucoup trop de temps » sur l’autisme.

La France navigue « à vue » sur l’autisme. C’est le constat sévère dressé ce mercredi 27 mai par les députés Philippe Fait (Horizons, Pas-de-Calais) et Isabelle Santiago (Socialistes, Val-de-Marne), qui présentaient devant la délégation aux droits de l’enfant de l’Assemblée nationale le rapport de leur mission d’information sur la prise en charge de l’autisme. Après plusieurs mois d’auditions, de déplacements en France et à l’étranger et de rencontres avec des familles, les deux parlementaires décrivent un système fragmenté, incapable de produire des données fiables, laissant des milliers de familles seules face à des parcours éclatés et des prises en charge parfois très tardives. Leurs 44 recommandations visent à « combler le retard historique de la France » et à refonder l’accompagnement des enfants autistes autour d’une logique de prévention, d’inclusion et de coordination entre les acteurs.

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