2 000 professionnels écartés après les contrôles d'honorabilité, 13 fermetures administratives, 13 700 postes vacants et des places d'accueil qui disparaissent. Deux ans après la commission d'enquête sur les crèches, les députés constatent des avancées sur les contrôles mais toujours aucune réforme du financement.

Contrôles renforcés, fermetures administratives, vérifications systématiques de l'honorabilité. Les pouvoirs publics peuvent désormais afficher des résultats concrets. Plusieurs recommandations issues de la commission d'enquête présidée par Thibault Bazin, député LR de Meurthe-et-Moselle, et dont Sarah Tanzilli (Renaissance, non réélue en 2024) était la rapporteure, ont trouvé une traduction dans la loi ou dans les pratiques de contrôle. Mais derrière ces avancées, les mêmes alertes continuent de remonter du terrain. Les professionnels manquent, les places d'accueil disparaissent et la réforme du financement attend toujours.

Réunis le 17 juin en commission des affaires sociales pour examiner le rapport de suivi de la commission d'enquête sur le modèle économique des crèches et la qualité de l'accueil des jeunes enfants, les députés ont dressé le constat d'un secteur mieux surveillé qu'hier, mais toujours fragilisé.

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